Inflation et alimentation : On se dirige vers une diminution des prix des supermarchés dans les mois à venir ?

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Contre toute attente, une tendance à la déflation des produits alimentaires se dessine. Selon les observations de France Bleu et France Info, pour la seconde fois consécutive en octobre, une légère diminution est notée, avec un coût de 108,51 euros pour un panier standard, soit une baisse de 1,10 euros par rapport au mois précédent.

La perspective d’une continuité de cette tendance est soutenue par les pourparlers commerciaux prévus pour janvier, qui pourraient conclure des ententes sur la réduction des prix de nombreux articles alimentaires.

Une régression des prix alimentaires constatée

Chaque mois, une étude conjointe de France Bleu et France Info, avec l’appui de NielsenIQ, révèle que l’on pourrait parler d’une « baisses des prix généralisée » dans le panier moyen, selon Emmanuel Cannes de France Bleu.

« 90 % de nos catégories de produits suivies sur l’alimentaire sont en baisse. » Emmanuel Cannes, expert chez NielsenIQ.

Cette régression tarifaire serait le fruit des négociations entre producteurs et distributeurs, une dynamique encouragée par la pression gouvernementale pour réduire les dépenses alimentaires des ménages français.

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Des négociations anticipées pourraient influencer les prix futurs

La persistance de cette baisse des prix pourrait être influencée par l’accord récent entre sénateurs et députés pour avancer les négociations commerciales à janvier. Ces discussions devront établir les tarifs des marques « nationales » dès le 15 janvier, une avancée par rapport à la norme de début mars.

Le gouvernement a sollicité cette modification dans l’espoir d’une répercussion rapide de la diminution des coûts des matières premières sur les prix à la consommation. « La baisse des prix de gros sur le blé ou sur l’huile pourra être répercutée plus tôt sur les prix alimentaires », a déclaré le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, sur BFMTV.

Des prévisions mitigées chez E.Leclerc

Michel-Édouard Leclerc, à la tête de la célèbre enseigne, a exprimé des prévisions moins optimistes sur France Info, mentionnant des requêtes d’augmentation des prix par les producteurs « entre 6 et 10 % pour 2024 ». Il affirme cependant sa détermination à limiter cette hausse à 2-3 % pour contenir l’inflation, en appelant les grandes entreprises à modérer leurs prix.

« On ne doute pas qu’ils aient des coûts en augmentation, mais quand on est puissants, on peut différer un certain nombre de hausses », a-t-il soutenu. Ainsi, les tractations entre distributeurs et fabricants s’annoncent ardues. Malgré cela, une note positive se dégage : l’inflation devrait reculer pour « tout ce qui est non alimentaire » et « peu produit en France ».

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Bien que les discussions entre les différents acteurs du marché soient tendues, les efforts conjoints et les stratégies gouvernementales pourraient mener à une diminution des prix des produits alimentaires dans les mois à venir. Cette évolution, si elle se confirme, pourrait alléger le poids de l’inflation sur le budget des consommateurs français, tout en présentant un défi pour les distributeurs qui doivent négocier avec fermeté face aux exigences des producteurs.

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